Plusieurs milliers de manifestants à Paris, le 13 mai, pour dire : « Macron, un an, ça suffit ! »

picto pdf petit

À l’appel du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, plusieurs milliers de travailleurs et de jeunes ont manifesté de la place de la République au cimetière du Père-Lachaise.

Aux cris de « Ce n’est pas les étudiants qu’il faut sélectionner, c’est le gouvernement qu’il faut virer » et de « Les cheminots ont raison ; non, non aux privatisations », les manifestants ont exprimé leur volonté de voir balayées toutes les remises en cause des droits ouvriers et démocratiques par le gouvernement et avec elles, Macron et ses ministres.

« Personne ne veut, personne ne peut attendre 2022 », ce mot d’ordre exprimait le sentiment de tous. Mais par-dessus tout, c’est l’exigence de l’unité des rangs ouvriers qui s’est exprimée dans toute la manifestation. Exigence de l’unité de la jeunesse avec la classe ouvrière comme le proclamait la banderole de tête suivie par une masse de lycéens et d’étudiants. Unité des travailleurs et de leurs organisations réclamée partout dans le cortège.

Unité à l’image des dix-huit orateurs de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique qui ont conclu la manifestation : militants politiques du PCF, de La France Insoumise, du POID, de Génération.s, du Groupe socialiste universitaire, militants syndicaux, cheminots, travailleurs sans papiers, médecins, enseignants, paysans, étudiants, élus…

Après la lecture de l’appel ci-dessous appelant à constituer partout des comités pour l’unité pour en finir avec Macron, la manifestation s’est terminée au chant de L’Internationale à quelques mètres du Mur des Fédérés où ont été fusillés les derniers communards qui, en 1871, ont instauré le premier gouvernement ouvrier de l’histoire.

Paris, le 14 mai 2018

Pour tout contact : ue.rupture@gmail.com


Déclaration lue
à la fin de la manifestation

« Dans tout le pays grandit l’aspiration à l’unité : Macron doit partir.

La grève des cheminots le dit : la réforme ferroviaire doit partir, retour au service public et au statut des cheminots.

Hospitaliers mobilisés pour la défense de la santé publique, étudiants dressés contre la sélection, ouvriers et personnels de Carrefour combattant les licenciements, paysans frappés par la politique de l’Union européenne, petits artisans, retraités soumis à l’infâme augmentation de la CSG, toutes et tous, nous aspirons à l’unité pour en finir avec cette politique.

Nous avons dit, il y a plusieurs mois, qu’il y aura une manifestation nationale à Paris pour l’unité pour chasser Macron. Nous avons multiplié les démarches, certaines ont abouti, d’autres pas.

Aujourd’hui, nous sommes ici par milliers, travailleurs, jeunes, militants appartenant aux tendances les plus diverses du mouvement ouvrier et démocratique, rassemblés pour dire : la volonté de la majorité doit s’imposer, Macron doit partir, et le plus tôt sera le mieux !

manif 13 mai 2018 2

Cette manifestation n’est pas la seule. Il y en a eu d’autres avant. Il y en aura d’autres après. La vague grandit, celle de l’unité qui, quelles qu’en soient les formes, quels que soient les obstacles, finira par l’emporter.

Macron revendique l’héritage des versaillais de 1871. Nous sommes, nous, rassemblés au cimetière du Père-Lachaise, là où ont été fusillés les derniers communards.

Entre Versailles et la Commune, entre les fusilleurs et les fusillés, entre les exploiteurs et les exploités, entre le monde du capital et le monde ouvrier, le fossé est infranchissable.

Partout, et sous toutes les formes, organisons nos comités pour l’unité, l’unité des rangs ouvriers et démocratiques qui en finira avec Macron, sa politique, sa Ve République et l’Union européenne.

Dehors Macron ! Place à la démocratie !
Place aux exigences du peuple travailleur !

Unité ! Macron doit partir ! Macron partira ! »