L’appel de la conférence nationale des délégués du 5 novembre 2016

La situation du peuple travailleur n’est plus supportable. Travailleurs, jeunes, paysans, retraités, chômeurs n’en peuvent plus de la politique du gouvernement Hollande-Valls aux ordres de l’Union européenne. Droit du travail, Sécurité sociale, santé, services publics, école, libertés démocratiques, rien n’est épargné par sa rage de destruction.
La crise du régime s’étale au grand jour. La décomposition gagne à un rythme accéléré toutes les institutions. Une question est posée : Quelle issue politique permettra d’en finir avec les politiques antisociales qui frappent le pays ?
Pour qu’il y soit répondu positivement, 6 383 jeunes, travailleurs, militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, dans 85 départements, ont publiquement signé un appel qui dit :
« Nous considérons que la lutte de classe est à l’ordre du jour. Elle est le moteur de l’histoire, le moyen par lequel une issue politique conforme aux exigences de la démocratie peut et doit s’imposer. Une nécessité s’impose, celle de la rupture avec la dictature du capital financier, c’est-à-dire du régime capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production. Cela suppose pratiquement de rompre avec les institutions qui permettent sa domination : les institutions de l’Union européenne et celles de la Ve République. Toutes les mesures d’urgence, à commencer par l’abrogation de toutes les contre-réformes imposées ces dernières années, ne peuvent être prises que par un gouvernement qui refuse de se soumettre à ces institutions ».
Ces mesures d’urgence ne peuvent être prises que par un gouvernement qui, rompant avec l’Union européenne, établirait des relations fraternelles et à égalité avec tous les peuples d’Europe.
Travailleurs, militants et jeunes, nous pouvons avoir des points de vue différents dans les élections à venir, voter pour tel ou tel candidat ou ne pas voter. Au-delà de ces différences, nous en sommes tous persuadés : rien ne sera réglé par l’élection du monarque sans couronne de la Ve République ou celle de l’Assemblée croupion, simple chambre d’enregistrement et d’application des décisions de Bruxelles.
C’est pourquoi, 507 délégués réunis en conférence nationale le 5 novembre 2016 à Paris ont décidé de constituer le « Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République ».
Ils appellent à rassembler des dizaines et des dizaines de milliers de signatures dans tout le pays sur l’engagement solennel pour la rupture.

Lire l’engagement pour la rupture »»
Obtenir l’appel et l’engagement pour la rupture au format pdf »»